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Un spot de surf à paris, plus qu’un rêve ?

Un spot de surf à paris, plus qu’un rêve ?

Des milliers de frustrés se réunissent chaque année, dans les gares de la capitale. Les billets de trains coûtent cher, pour ces amoureux de sensations fortes. Des surfeurs oui, mais des parisiens avant tout. Et des parisiens qui ne rêvent que d’une chose, de pouvoir surfer quand il slel veulent, et pas loin de chez eux. Alors bien sur, un voyage à bordeaux ne coûte plus que 20€ et ne dure que deux heures, inouï n’est-ce pas ? Inouï, mais toujours plus cher et plus long que la simple prise d’une rame de RER direction le 93. Des vagues en plein Sevran, bourgade de banlieue parisienne, c’est le projet en cours, qui devrait être finalisé dans 6 ans.

Le projet est baptisé Terre d’eau, et est financé par l’UQNAM et de nombreux acteurs privés. Le but est d’offrir à la région parisienne non seulement un espace aéré, un espace quasi balnéaire, où tout le monde pourra profiter d’une plage, garnie de vagues artificielles, mais aussi un espace, de vivre ensemble. Des vagues artificielles destinées à être surfées, avec des séries toutes les 8 secondes. Le projet Terre d’eau abritera donc des meilleures conditions de glisse que certains spots de surf à Biarritz ou encore Lacanau.

Ce projet n’est pas situé dans le 93 pour rien. Ce département abrite de nombreux quartiers en difficultés, et leurs conditions de vies pourraient alors être améliorées.

Mais de nombreux surfeurs critiquent ce projet, la principale critique émise étant que ce système dénature le surf. En effet, un des plaisir les plus fort de cette pratique consiste à chercher la vague. Brice de Nice se moquait d’eux en “attendant sa vague”, mais il est vrai que le frisson de voir ce creux tant attendu se former au large est grisant. Des heures à ramer, à chercher le meilleur endroit du spot, de longues minutes à se faire voler des take off par des surfeurs moins gentils qui se précipite devant vous, vous grillant la priorité, et se vautrant en plein dans la vague la plupart du temps, et enfin la vague arrive. Elle est parfaite, elle est belle. Vous commencez à battre des bras dans l’eau, à vous positionner. Alors le surfeur prends son take off, et goût à la meilleure sensation connue, celle de la glisse sur l’eau. Maître de la vague, directeur des eaux pendants de courtes secondes qui paraissent une éternité et qui s’impriment dans vos souvenirs à jamais. Voilà ce qu’est le plaisir du surf. Et cette sensation est d’autant plus appréciable qu’elle est unique, et qu’elle est obtenue après un gros effort, comme une récompense inégalable.

Une session de surf se découpe en plusieurs partie. En premier vient l’échauffement, ensuite la rame, la recherche de vague, la prise de bec avec un autre surfeur, la prise de vague et enfin le repos du guerrier.

Il est vrai que Les vagues artificielles dénaturent en quelque sorte le sport car elles privent alors des moments d’attente qui rendent encore plus appréciable la glisse. C’est un peu comme chasser un creux de 6 mètres en ski nautique, ou tracté par un bateau, pratique trop fréquemment utilisée. A Mavericks, spot mythique de surf connu pour abriter la vague la plus dangereuse du monde a été prostitué par l’arrivée de ces bateaux et jet ski qui privent certains audacieux de nombreuses vagues.

Sarah
Hey la compagnie ! Ici Sarah, je suis actuellement derrière mon écran à la recherche de pépite d'actualité à vous partager ! On se retrouve prochainement pour un nouvel article ! Bisous tout le monde !

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